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| AOC Patrimonio Muscat du Cap Corse
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| Clos l'Alivu | ||||||||||
Domaine Orenga de Gaffory | ||||||||||
| Un savoir-faire à toute épreuve | ||||||||||
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Avec le "Nativu", cette statue menhir vieille de 3000 ans, St Florent, son port-escale romain, sa cathédrale qui fut le centre d'un évêché au 5ème siècle et Saint Michel de Muratu, un trésor d'art roman, cette région n'a pas volé son beau surnom de "Conca d'Oro". | ||||||||||
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Le tableau serait incomplet si l'on n'y rajoutait les placages calcaires du Miocène abritant le vignoble de Patrimonio. Morcelé en petites propriétés, ce vignoble a conquis depuis fort longtemps ses lettres de noblesse. Cette renommée, il la doit autant à la qualité de son climat - la région est bien protégée des vents par les montagnes environnantes - qu'à son terroir où se mêlent les éboulis calcaires et l'argile ou qu'au savoir-faire ancestral de ses vignerons. Mais comment évoquer cette région sans le Niellucciu et le Vermentinu, ces cépages emblématiques. Si le premier produit des vins puissants, très charpentés et structurés, qui demandent à être conservés puis redécouverts après une garde moyenne et des rosés de soleil et de fruits, le second nous offre chaque année des blancs secs bouquetés d'une richesse aromatique remarquable. La grille ampélographique serait incomplète si l'on occultait le muscat à petit grain, un raisin qui donne des vins doux naturels de grande classe. Avec 388,2 ha pour une production d'environ 10 000 hl et un rendement de base de 41,9 hl/ha, Patrimonio est avec Ajaccio la seule Appellation "Cru" de notre île. Si son terroir apparaît d'une grande homogénéité, il n'en est pas de même pour la production. |
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| Alors que tous les indicateurs étaient au vert, les vignerons de Patrimonio ont subi les intempéries de la fin de l'été. La conséquence de ce changement climatique qui a quelque peu mis à mal le cycle des maturations, s'est surtout fait ressentir sur les rouges. Aussi, à l'instar de l'année 2002, ce millésime vient récompenser les vignerons qui ont su compenser à la cuve, les déficiences. Si les rosés tirent leur épingle du jeu, c'est bien souvent parce qu'ils constituaient une porte de sortie aux rouges. Toutefois, dans ce panorama quelque peu hétérogène, les vignerons qui avaient su tirer les enseignements du millésime 2002, s'en sont plutôt bien sortis. Les muscats qui ont bénéficié d'une maturation plus précoce, sont passés à travers les gouttes et nous ont offert un tableau quasi idyllique de l'appellation " Muscat du Cap Corse " | ||||||||||